Ai-je refoulé mes abus sexuels ?

par | 10 Oct 2019 | Développement personnel, Partages personnels | 7 commentaires

Bonjour à tous,

Aujourd’hui, j’a envie d’aborder un sujet grave et pourtant très (trop) fréquent et répandu, celui de l’abus sexuel non conscientisé.
Il s’agit probablement de mon article le plus délicat à écrire et à publier mais il répond, comme toujours, au besoin de mon âme d’aider et de guider d’autres âmes en souffrance.
J’espère qu’il pourra apporter Lumière et Espoir à ceux qui en ont besoin…

Ce que je vais vous partager ici est le fruit de ma propre expérience et de celle des personnes (majoritairement des femmes) que j’accompagne dans ma pratique professionnelle.

Face à ce sujet des abus sexuels non conscientisés, j’en entends déjà me dire : “Si on a été abusé sexuellement, on s’en souvient forcément, ça marque !”.
Ma réponse : “Oui ça marque mais pas forcément la partie consciente qui peut décider d’occulter pour se protéger. En revanche, la partie inconsciente, elle, se fait entendre à travers nos attitudes, nos émotions, les maladies de notre corps et à travers ce que la vie nous présente en termes d’expériences.”

Ma partie consciente se souvenait des attouchements sexuels, de certaines paroles et attitudes de mon agresseur et pendant longtemps, j’ai pensé que je n’avais été victime “que” de ça.
Pourtant, la vie m’envoyait régulièrement des signes mais je ne les comprenais pas ou les trouvais trop en décalage pour de “simples attouchements” comme cette fois où l’une des psy qui suivaient mon fils m’a demandé si j’avais été violée dans mon enfance parce que les comportements de mon fils étaient ceux qu’ont les enfants de mères violées. C’était assez choquant pour moi de me dire que les comportements déséquilibrés et souffrants de mon fils pouvaient provenir de ce qui pourrait être enfoui en moi.
Mais non, j’en étais sure, je n’avais jamais été violée, je m’en serais souvenue quand même…

Et puis un jour, je suis allée faire une séance de kinésiologie pour aller comprendre pourquoi je reproduisais toujours des situations où je me sentais victime d’injustice.
La séance s’est très bien passée et j’étais très contente des pistes que j’avais déjà pour avancer.
Et puis moins de 24h plus tard, j’ai revécu l’horreur (en images et sensations physiques), l’épisode traumatisant, celui qui s’était déroulé alors que je n’avais que 2 ans, celui qui avait été le premier de plusieurs autres, pendant quelques années, épisodiquement (cet homme vivait loin de nous heureusement, c’est ce qui m’a sûrement sauvée de dégâts émotionnels plus lourds) et qui a tellement orienté le cours de ma vie sans que je ne le sache.
J’avais 41 ans et je découvrais que j’avais été victime d’inceste, de véritables viols de mon corps mais aussi de mon énergie toute entière. Comment avais-je pu oublier ça durant tant de temps ???
Mon conscient l’avait fait taire mais mon corps me le criait du plus fort qu’il le pouvait depuis tant d’années à travers des pathologies sexuelles assez lourdes.

J’ai pris du temps pour me reconstruire, pour pardonner à mon agresseur, aux adultes autour de moi qui n’ont pas su me protéger, qui n’ont pas écouté ce que j’exprimais verbalement (j’ai fini par me dire que parler ne servait à rien puisque personne ne semblait trouver ça important, qu’il valait mieux me taire, oublier, continuer à vivre comme si de rien n’était).
Et me pardonner à moi-même de m’être attirée cela (en termes vibratoires et non pas en termes de provocation sexuelle bien entendu), de l’avoir ensuite occulté et de m’être fait tant souffrir en ne choisissant que des hommes irrespectueux.

Et j’ai cheminé, cheminé, cheminé. Chaque jour. En m’observant puis en observant les personnes abusées autour de moi, des proches, des client(e)s.
Et j’ai pu découvrir que nous avions tou(te)s des points communs dans notre façon d’exprimer notre souffrance inconsciente.

 

Voici une liste non exhaustive mais déjà bien documentée.

 

Par le corps

  • Au niveau sexuel : fibromes, cystites à répétitions, bartholinites, inflammations et infections vaginales, fissures anales, hémorroïdes, cancer du sein…
  • Au niveau digestif : troubles de la digestion, vertiges, nausées et même vomissements sans explications liées à l’alimentation ou à un souci de santé avéré
  • Au niveau mental : flashs de scènes où nous subissons des agressions sexuelles (le plus souvent assez choquantes car il s’agit d’un proche de la part duquel nous ne pouvons pas imaginer ça)

 

Par les émotions

  • Peur des rapports sexuels ou dégoût de la sexualité
  • Ne pas supporter que quelqu’un touche notre sac à main (le sac à main représentant le vagin de la femme dans notre subconscient)
  • Crises d’angoisses violentes
  • Agoraphobie
  • Auto-sabotage voire auto-destruction
  • Envie de mourir
  • Image très dévalorisée de soi
  • Blessures d’humiliation, d’injustice et/ou de trahison très prononcées

 

Par les attitudes

  • Avoir des pannes sexuelles en plein acte, ne plus avoir envie d’être touché(e) durant l’acte et devoir stopper le rapport de façon brutale
  • Libido en dents de scie avec de grandes périodes sans envies ou au contraire avoir besoin de se “remplir” sexuellement
  • Scarifications

 

Par ce que la vie nous présente en miroir

  • Rencontre de personnes qui nous parlent du fait d’avoir été victimes d’abus sexuels (une même semaine, j’avais été surprise que la quasi totalité des femmes que je recevais dans mon cabinet avaient été abusées dans leur enfance; ça m’avait interpellée…)
  • Vivre des triangulaires amoureuses systématiquement
  • S’attirer des pervers narcissiques à répétition
  • Nous pouvons être victimes de vols de biens ou avoir des tendances à voler nous-mêmes

 

Attention !!! Un seul symptôme n’est pas représentatif mais si vous vous reconnaissez dans plusieurs d’entre eux, il pourra être nécessaire pour vous d’aller regarder vos parts blessées et de les écouter attentivement pour les guérir.
Faites-vous aider psychologiquement et énergétiquement par un professionnel compétent car l’abus sexuel touche toutes les parts de notre être.

Ne restez pas seul avec ça, parlez-en !

Avoir été violé(e) n’est pas une honte, juste un traumatisme à dépasser pour en faire une force comme tous les autres écueils de notre vie.

Il y a une vie équilibrée et saine qui vous attend quand vous vous serez réparé(e), une sexualité magnifique et nourrissante.
Je vous souhaite d’aller la rencontrer pour la vivre comme je vis la mienne aujourd’hui… <3

 

[Si vous souhaitez alimenter cette liste pour aider d’autres personnes, je vous invite à me contacter pour que je puisse renforcer cet article. Merci de m’aider à contribuer à créer un monde meilleur 🙂 ]

 

 

 

 

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7 Commentaires

  1. Laurence

    ❤️ touchée par ton courage ! 🙏💐

    Réponse
  2. Eytyma

    Merci Gwenola d’aborder ce sujet. J’ai découvert à 63 ans avoir été victime d’attouchements lorsque j’étais bébé au cours d’une séance d’ostéopathie et vérifiée ensuite auprès d’une autre thérapeute. Les souvenirs émotionnels et physiques de terreur et d’insécurité sont remontés pendant un week-end avec ma flamme jumelle. Cela m’a permis de comprendre des gestes de défense que j’avais inconsciemment vis à vis de certains hommes ou face à des gestes de leur part que seul mon entourage voyait car moi je les faisais sans en avoir conscience…

    Réponse
  3. ludivine

    Coucou
    Merci pour ce poste. Le premier que je lis en la matiére. Je n’ai jamais oublié ce qui m’avait été fait. J’avais conscience du blocage sexuel que cela me causé (et me cause encore aujourd’hui). Je ne ressens pas de haine, ou de colère mais il parait que j’en garde en moi…je ne m’en rend pas compte donc!! En tout cas j’ai eu plusieurs des symptômes que tu décris.
    J’ai vu une énergéticienne qui soulevé un enlevé un blocage, marque encore présente dans mon système de ces attouchements, puis une chaman la semaine dernière, lors d’un recouvrement d’âme….mais peut-être que le travail dessus n’est pas terminé. Je pense que j’essayerai de voir ça avec de la kinésiologie car j’ai beaucoup de mal à faire sortir les choses en moi (et ça me bouffe la santé depuis 10ans! Aie!) LOL
    Encore merci pour cette mise en lumière.
    Bonne fin de semaine 🙂

    Réponse
  4. Camille

    Coucou Gwenola et les lecteurs,

    Merci pour cet article de blog.
    Moi j’ai été abusée de mes 6 mois à 4 ans. Je me suis souvenue grâce à une longue thérapie : analyse jungienne, psycho g, hypnose, Kinesio puis soins énergétiques.

    Je n’ai pas retrouvé spécialement une meilleure santé, et j’ai encore bcp d’angoisses en lien au 1er Chakra, par contre, j’ai un rapport au corps, au féminin et à la sexualité, hyper agréable maintenant et très doux.

    Je suis artiste et je soigne les gens au toucher par les fascias. Le contact avec l’homme reste difficile en dehors du sacré pour moi.

    Belle fin de semaine à vous. 💚🐈☺️

    Réponse

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